Un champ embrasé de rouge, une femme à l'ombrelle, un enfant à ses côtés. Avec Les Coquelicots à Argenteuil, Claude Monet transforme un après-midi de printemps en pure lumière. Une toile à admirer avant de partir pour Giverny, où le peintre s'installera plus tard.
Découvrez Les Coquelicots à Argenteuil, peint par Claude Monet en 1873, avant qu'il ne s'installe définitivement dans le charmant village de Giverny. Voici une présentation et une analyse d'une œuvre qui a contribué au rayonnement de l'impressionnisme en France.
Lorsqu'il réalise ce tableau, Claude Monet, alors âgé de 33 ans, n'habite pas encore Giverny. Il réside à Argenteuil, commune de l'ancien département de Seine-et-Oise, au nord-ouest de Paris. La région est très peu urbanisée et la commune possède un caractère rural et bucolique, assez pittoresque pour attirer les peintres parisiens en quête de décors et de sujets.
Cette toile, également connue sous les titres Les Coquelicots, Coquelicots ou encore Coquelicots, la promenade, fit sensation lors de sa présentation à la première exposition impressionniste, qui ouvrit le 15 avril 1874 et se termina le 15 mai 1874.
Le tableau fut acheté par Paul Durand-Ruel, marchand d'art, puis passa de main en main. Le peintre Ernest Duez le posséda un temps avant de le céder au collectionneur Jean-Baptiste Faure. Il entra ensuite dans la collection d'Étienne Moreau-Nélaton, qui en fit donation à l'État en 1906. Après un bref passage au département des peintures du Louvre, il rejoignit les collections du musée d'Orsay.
Cette huile sur toile est de dimensions modestes : 50 centimètres de hauteur sur 65 centimètres de largeur.
Comme son nom l'indique, le tableau représente un vaste champ semé essentiellement de coquelicots, particulièrement denses sur la gauche, le long du flanc d'une petite digue. Au premier plan, excentré vers la droite, une femme élégante, ombrelle et chapeau de paille, est accompagnée d'un enfant. Il s'agit probablement de Camille Doncieux, première épouse de Monet, et l'enfant pourrait être leur fils Jean, âgé de six ans en 1873. Au second plan, sur la gauche, une autre femme accompagnée d'un enfant est présente. L'arrière-plan figure une rangée d'arbres et une cossue maison d'un étage, avec trois fenêtres au premier.
Les deux couples structurent le tableau selon une oblique. La partie gauche est dominée par le rouge des coquelicots, tandis que la prairie d'un bleu-vert occupe la partie droite.
Le ciel est dominé par des nuages blancs, des cumulus qui marquent souvent la fin d'une pluie et le retour du beau temps. Coquelicots, la promenade, a sûrement été réalisé lors d'une belle journée de printemps ou de début d'été.
Vous pouvez admirer Les Coquelicots à Argenteuil au musée d'Orsay, à Paris.
Au musée d'Orsay, à Paris.
En 1873, à Argenteuil, avant que Monet ne s'installe à Giverny.
Probablement Camille Doncieux, première épouse de Monet, et peut-être leur fils Jean, alors âgé de six ans.
Modestes : 50 centimètres de hauteur sur 65 centimètres de largeur.