Aux côtés du département des Peintures, celui des Antiquités égyptiennes figure parmi les sections les plus appréciées du Louvre. Fresques, objets de la vie quotidienne, sculptures et sarcophages composent un témoignage rare d'un empire qui a marqué la civilisation. Extime Travel vous propose de retrouver ses repères essentiels.
Le département égyptien doit son existence à plusieurs forces convergentes. Les objets rapportés des campagnes militaires et scientifiques de Napoléon Bonaparte en Égypte forment un premier socle. Viennent ensuite les collections Durand, Salt et Drovetti, achetées sur recommandation de Jean-François Champollion, sous le règne de Charles X.
Le département est officiellement inauguré en 1827, dans neuf galeries du premier étage de l'actuelle aile Sully, conçues par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine. Champollion, le linguiste qui a décodé les hiéroglyphes en 1822 grâce à la pierre de Rosette, en devient le premier directeur.
À l'ouverture du département, les techniques de conservation ne permettaient pas de préserver les momies issues des fouilles archéologiques. La plupart ont été ensevelies dans des cimetières parisiens, ne laissant au musée qu'un unique spécimen, particulièrement bien conservé, exposé dans l'aile Sully. Ce choix peut surprendre, mais il reflète le respect du corps et l'éthique de l'époque.
Depuis 1997, le département égyptien occupe le rez-de-chaussée et le premier étage de l'aile Sully. Les œuvres les plus lourdes — sphinx, sarcophages — sont placées au niveau bas pour des raisons pratiques. Le premier étage propose les pièces dans un ordre chronologique, permettant de suivre l'évolution de l'esthétique égyptienne à travers les millénaires.
Au deuxième étage, des objets décoratifs, des bijoux et des représentations animales sont présentés en vitrines. Beaucoup, souvent en faïence d'un bleu profond, étaient déposés dans les tombes des personnalités importantes pour les accompagner dans l'au-delà. Une chapelle funéraire reconstituée, datée d'environ 2400 av. J.-C. et remontée au musée en 1903, permet même de pénétrer le lieu comme le faisaient les anciens Égyptiens.
Le département des Antiquités égyptiennes du Louvre regorge de trésors fascinants retraçant plus de 4 000 ans d’histoire. Parmi les milliers d’œuvres exposées, certaines pièces emblématiques méritent particulièrement votre attention lors de votre visite.
Le Scribe accroupi
Véritable chef-d’œuvre de l’Ancien Empire, le célèbre Scribe accroupi représente un scribe assis en tailleur, prêt à écrire sur un papyrus posé sur ses genoux. Réalisée en calcaire peint vers 2600-2500 av. J.-C., cette sculpture impressionne par le réalisme de son regard et la finesse de ses détails, remarquablement conservés.
À voir : aile Sully, 1er étage, salle 22
Amon protégeant Toutankhamon
Découverte à Karnak au XIXe siècle, cette monumentale statue en diorite représente le dieu Amon veillant sur le jeune pharaon Toutankhamon. Haute de plus de deux mètres, elle dégage une présence saisissante et témoigne du raffinement de l’art égyptien.
À voir : aile Sully, 1er étage, salle 25
Akhenaton et Néfertiti
Cette sculpture en calcaire montre le pharaon Akhenaton et la reine Néfertiti se tenant la main. Datée de leur règne, elle illustre l’importance accordée au couple royal, alors considéré comme divin. L’œuvre conserve encore des traces de ses couleurs d’origine.
À voir : aile Sully, 1er étage, salle 25
La chapelle du mastaba d’Akhethétep
Datée d’environ 2400 av. J.-C., cette chapelle funéraire accueillait les proches du défunt venus déposer des offrandes. Reconstruite au Louvre au début du XXe siècle, elle permet aujourd’hui aux visiteurs de pénétrer dans un véritable monument funéraire égyptien.
À voir : aile Sully, rez-de-chaussée, salle 4
La figurine d’hippopotame
Parmi les objets exposés dans les vitrines du musée, cette petite figurine en faïence bleue attire immédiatement le regard. Symbole de fertilité et de renaissance, ce type d’objet accompagnait les défunts dans l’au-delà.
À voir : aile Sully, 1er étage, salle 23
Le département égyptien du Louvre constitue une étape incontournable pour les passionnés d’histoire comme pour les visiteurs découvrant le musée pour la première fois.
Pour prolonger la visite, marchez à travers les jardins des Tuileries jusqu'à la place de la Concorde, où se dresse l'obélisque de Louxor. Offert au roi Charles X et à la France par Méhémet Ali, il s'agit de l'obélisque de droite du couple qui encadrait jadis l'entrée du temple de Louxor. Il fut érigé sur la place en 1836, prolongeant l'itinéraire égyptien parisien initié par le Louvre.
À l'ouverture du département en 1827, les techniques de conservation ne permettaient pas de préserver les momies. La plupart ont été ensevelies dans des cimetières parisiens, ne laissant au musée qu'un unique spécimen particulièrement bien conservé.
Le premier directeur fut Jean-François Champollion, qui a déchiffré les hiéroglyphes en 1822 grâce à la pierre de Rosette.
Depuis 1997, le département se déploie sur deux étages de l'aile Sully. Les œuvres les plus lourdes sont au rez-de-chaussée, tandis que l'étage propose la collection dans un ordre chronologique permettant de suivre l'évolution de l'esthétique égyptienne.