L'arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte a profondément marqué le Louvre. De son rebaptême en 1802 aux œuvres ramenées des campagnes d'Égypte, l'empreinte de l'empereur s'inscrit encore dans les salles du musée. Extime Travel vous emmène à la rencontre des œuvres et des espaces qui racontent ce chapitre de l'histoire de France.
En 1802, le musée prend le nom de musée Napoléon. Son premier directeur, Dominique-Vivant Denon, donna son nom à l'aile actuelle ; c'est à lui qu'on attribue l'élévation du Louvre au rang du plus grand musée du monde.
Les artistes encore installés dans les appartements sont conviés à partir, et les baraquements occupant les cours, jugés sources d'incendie, sont démontés.
Les espaces dédiés à l'exposition s'étendent peu à peu, au rythme des nouvelles acquisitions et des dons privés qui enrichissent les collections.
Une cinquantaine d'œuvres présentes dans le musée se rattachent directement aux campagnes d'Égypte menées entre 1798 et 1810.
En partie destinée à fermer l'accès des Indes au Royaume-Uni, l'expédition militaire est accompagnée de scientifiques, de botanistes et d'artistes qui étudient le pays.
Parmi les pièces ramenées, la pierre de Rosette permettra plus tard à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes de l'Égypte ancienne.
Réalisé entre 1806 et 1807, le Sacre de l'Empereur de Jacques-Louis David figure parmi les œuvres les plus spectaculaires du musée. D'environ 9,79 m de long sur 6,21 m de hauteur, il restitue la cérémonie de Notre-Dame de Paris du 2 décembre 1804.
À la manière de Charlemagne couronné en 800, Napoléon tourne le dos au pape et fait face au public, se couronnant lui-même avant de couronner Joséphine, geste fort marquant l'indépendance de l'Empire vis-à-vis de l'Église.
Le chantier fut long. David observa la cérémonie en direct, fit poser des figurants pour les études préparatoires et construisit une maquette en miniature pour composer la scène.
Certains détails s'écartent de la réalité, comme la présence de la mère de l'empereur, absente ce jour-là.
Où la trouver : aile Denon, 1er étage, salle 702.
Conseil Extime Travel : prévoyez au moins 45 minutes devant le Sacre, son ampleur et ses détails se savourent lentement.
Au département des Objets d'art (aile Richelieu, salle 10), un service à thé fut commandé pour l'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon.
L'impératrice Joséphine n'est pas oubliée non plus, avec un portrait signé Pierre-Paul Prud'hon, exposé dans la même salle que le Sacre.
La salle 700 abrite Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau, le 9 février 1807, peint par Antoine-Jean Gros, tandis que le département des Sculptures présente Napoléon en empereur romain triomphant.
Son influence dépasse les œuvres elles-mêmes. L'espace situé sous la pyramide porte son nom, et la nomination de Denon a permis l'acquisition d'œuvres qui structurent encore aujourd'hui les collections du musée.
L'institution a été rebaptisée musée Napoléon en 1802, sous la direction de Dominique-Vivant Denon.
Le tableau monumental de Jacques-Louis David est visible au 1er étage de l'aile Denon, salle 702.
Une cinquantaine d'œuvres du musée sont directement liées aux campagnes menées entre 1798 et 1810.