Découverte au début du XIXe siècle sur l’île grecque de Milos, la célèbre Vénus de Milo s’est imposée comme l’un des chefs-d’œuvre les plus emblématiques de la sculpture antique. Entre le mystère qui entoure son histoire, l’élégance de ses lignes inspirées de l’art hellénistique et la grâce intemporelle de ses courbes, cette œuvre fascine depuis des générations. Exposée au musée du Louvre à Paris, elle attire chaque année des milliers de visiteurs venus admirer de près cette statue mythique, devenue l’un des symboles incontournables du patrimoine artistique mondial.
La statue impressionne immédiatement les archéologues dès sa découverte en 1820 sur l'île de Mélos, dans les Cyclades. Sculptée dans le marbre vers 100 av. J.-C., elle se distingue par son ancienneté et par la précision de sa fabrication : elle est composée de plusieurs blocs assemblés au moyen d'attaches discrètes. Des trous de fixation indiquent par ailleurs que la déesse portait autrefois des bijoux. Ses bras, jamais retrouvés, préservent une part durable de son mystère.
La Vénus de Milo conjugue un dessin relativement classique et des détails caractéristiques de l'art hellénistique. Constituée de deux dalles de marbre, elle dépasse les deux mètres de hauteur et associe la précision des proportions classiques à un mouvement plus sensuel. Son drapé glissant sur les hanches évoque un instant suspendu, signature du travail produit entre le IIIe et le Ier siècle avant notre ère.
Elle entre dans les collections du Louvre en 1821, un an seulement après sa découverte. Le responsable de l'atelier propose alors une restauration intégrale, avec reconstruction des bras. Après de longs débats, la décision est prise de laisser les membres manquants de côté, pour éviter de restituer un geste qui se révélerait erroné. Après six mois de restauration, elle retrouve sa salle en juillet 2010, entourée d'autres pièces mises au jour sur le même site.
Pour la rejoindre, direction le rez-de-chaussée de l'aile Sully, salle 345.
Elle a été mise au jour sur l'île de Mélos, dans les Cyclades, en 1820, avant de rejoindre les collections du Louvre en 1821.
Composée de deux dalles de marbre assemblées, elle dépasse les deux mètres de hauteur.
Ses bras n'ont jamais été retrouvés. Une restauration avait été envisagée au XIXe siècle, mais le musée a préféré ne pas restituer un geste qui aurait pu être inexact.